Grégoire Bouillier : Le syndrome de l’Orangerie


Bouillier

© J'ai lu

Si vous aimez Monet, l’art, la peinture, les énigmes, les enquêtes et l’humour — bref, que des choses sérieuses — lisez toutes affaires cessantes ce gros volume de 500 pages, qui se lit comme un roman, sans s’arrêter, sans mollir.

Grégoire Bouillier, à travers son double le détective Bmore, enquête, c’est-à-dire cherche, réfléchit, analyse, sur ce qui peut bien se cacher derrière le malaise qu’il a ressentit dans le musée de l’Orangerie, au milieu des Nymphéas de Monet : il lui fallait déplier et s’expliquer à soi-même le sentiment d’un secret, d’un non-dit, d’un sens caché derrière ces grands panneaux. C’est à la fois très sérieux et fou, « gonflé » et profond, touchant et hilarant : on croise Freud et le professeur Tournesol, Auschwitz et l’art du jardin. Ça en bouche un coin et ça ouvre les yeux. L’écriture est enlevée, fluente et fluctuante, sous la plume d’un virtuose de la parenthèse.

Le fin mot de l’histoire ? Ne le révélons pas, mais cela touche au deuil et à la création, à l’art de regarder, aussi.

Gérald Purnelle
Poésie moderne et contemporaine de la langue française

Grégoire Bouillier, Le Syndrome de l’Orangerie, J'ai lu, 2025, 539 p.

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modifié le 15/06/2026

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